agriculture et pêche Kasserine 2018-04-24T15:35:57+00:00

ESPACE RÉGIONS


KASSERINE


Caractérisation globale du secteur :

  • Le secteur agricole s’identifie comme le moteur du développement économique et contribue pleinement dans la stabilité sociale en vu de sa force d’absorption de la main-d’œuvre (environ 30% du total de la main-d’œuvre active de la région)
  • La valeur de production du secteur est de l’ordre de 530 MD/an ce qui représente environ 7% de la valeur de la production agricole nationale (80% production végétale, 19% production animale et 1% productions diverses)
  • Le gouvernorat de Kasserine est le premier producteur national de certains produits comme les tomates d’arrière saison, les pommes, les figues de barbarie, les pistaches, l’olivier en sec , etc.
  • La région de Kasserine recèle d’importants avantages naturels susceptibles d’offrir d’intéressantes opportunités d’investissements et de création de la valeur et des emplois.

Performances du secteur

  • Une moyenne annuelle d’investissement privé de l’ordre de 43,072 MD durant la période 2011-2015
  • En 2016, les investissements privés approuvés par le ministère de l’Agriculture atteignent 59.44 MD (50.41 MD catégorie B et C/814 emplois)
  • Le secteur agricole emploie 75000 mains-d’œuvre familiales (dont 60% femmes) et 22000 mains-d’œuvre occasionnelles (dont 27% femmes) (statistiques 2016)
  • Production céréalière : 978.000 q (273.570 q Blé, 714.430 q Orge)
  • Production fourragère : 62.380 T
  • Production maraichère : 207.200 T (34.200 T en hiver, 173.000 T en été)
  • Production arboricole : 71.000 T
  • Olive : 30.000 T
  • Olive de table : 1200 T
  • Production laitière : 36000 T
  • Viande Rouge : 3311 T
  • Viande Blanche : 410 T
  • Laine : 385 T
  • Huile d’olive biologique : 95 T
  • Amande biologique : 60 T
  • Pistache biologique : 25 T
  • Figue de barbarie : 6150 T
  • Tomate biologique : 10 T
  • Blé biologique : 15 T (Parcelle de démonstration)
  • Miel biologique : 27 T
  • Romarin : 13.680 T
  • Axes de développement du secteur :

    • Protection, Conservation, Gestion appropriée et Exploitation raisonnée des ressources naturelles
    • Sauvegarde et développement du potentiel de production agricole de la région
    • Renforcement de l’intégration de l’agriculture avec les autres secteurs économiques
    • Amélioration de la gouvernance et de l’encadrement institutionnel du secteur agricole

    Principaux points forts du secteur :

    • Une richesse en faune et flore et un important potentiel forestier
    • Des ressources en eau importantes et de bonne qualité
    • Des ressources en sols importantes pouvant favoriser l’extension de l’arboriculture en sec et l’extension de la culture du figuier de barbarie et l’agriculture biologique
    • Un climat favorable pour la diversification agricole, pour la culture de la tomate de saison arriéré et de la pomme de terre d’arrière saison ainsi que d’autres cultures d’arbres fruitiers (Cerisier, noyer et raisin de table, etc.…)
    • Un important effectif du cheptel et une tradition en élevage de petits ruminants
    • Des produits spécifiques pour la région qui ont obtenu une renommée (produits de terroir comme la pomme de Sbiba, la figue de barbarie)

    Principales entraves au développement du secteur

    • La surexploitation et le gaspillage des ressources en eau
    • Surexploitation de la nappe alfatière et des forêts
    • Le morcellement des exploitations
    • Agriculteurs peu organisés dans le cadre des organisations socioprofessionnelles et situation foncière non assainie
    • Endettement des agriculteurs et accès difficile aux subventions et crédits
    • Le vieillissement des plantations des pommiers
    • La commercialisation des produits agricole désorganisée
    • Déficit en appui et conseil des agriculteurs
    • Difficultés liées aux caractéristiques naturelles du territoire (une région des hauts plateaux où 50% de la superficie du gouvernorat se situe à 800 m d’altitude)

    Opportunités liées au secteur :

    • Des ressources en eaux en abondance et de bonne qualité
    • Des ressources en sols favorables à l’extension de l’arboriculture en sec et aux cultures biologiques
    • Un microclimat favorable aux cultures de saison retardée
    • Un savoir faire local et une main d’œuvre en abondance

    Principales menaces du secteur :

    • Les changements climatiques
    • 440 000 ha imposés aux risques de l’érosion
    • La contrebande et son impact sur la perte du potentiel génétique ainsi que la transmission des maladies et des ravageurs

    Localisation

    évenements