Menaces GAFSA 2018-04-21T11:49:48+00:00

ESPACE RÉGIONS


GAFSA


  • Limites des Incitations : Les diverses incitations n’ont pratiquement pas eu d’effet. Pour certains chefs d’entreprises, les incitations à l’investissement sont absorbées et neutralisées par la lenteur administrative, la limite du cadre réglementaire et le délai excessif pour pouvoir boucler un schéma de financement.
  • Le dilemme du financement : Les banques sont perçues par certains chefs d’entreprises comme « un obstacle de premier ordre », surtout pour les PME. Un manque de coordination est constaté, en effet une fois l’accord de financement du projet est déclaré par la banque commerciale, elle exige que le capital social soit libéré, or le FRDCM libère sa participation par tranche de 25% et ne commence à le faire qu’après l’accord de la banque commerciale.
  • Centralisation des décisions : La centralisation des décisions au niveau des directions centrales pénalise le développement économique durable du secteur privé. Par ailleurs, les directions régionales manquent de compétences et de capacités pour gérer leur quotidien et reviennent vers Tunis dans toutes leurs démarches.
  • Forte dépendance au groupe chimique : La présence du bassin minier dans la région est son emblème. Le groupe chimique est l’une des plus grandes sociétés nationales dont l’importance est capitale pour son apport de ressources financières à l’Etat et à la balance des devises. Il a été utilisé comme amortisseur des crises par l’absorption du chômage dans la région d’un point de vue social reléguant au second ordre la productivité et la rentabilité. La société est la première à en souffrir aujourd’hui puisqu’elle supporte une pléthore d’employés faiblement productifs. En effet, du fait des niveaux de salaires élevés, le groupe représente le but ultime pour tous les postulants au travail dans la région. En l’espace de quatre années (2011 – 2015), le groupe est passé de près de 7.000 emplois directs et indirects à plus de 18.000 (dont 7.800 dans les 5 sociétés d’environnement et de jardinage) pour un niveau de production qui a chuté atteignant des pics de 80% de capacité avec toutes les conséquences négatives sur ses propres équilibres financiers comme sur les équilibres nationaux.
    Le groupe demeure encore la pièce maitresse utilisée par la population locale pour exercer une pression sur le pouvoir et réutilisé par le pouvoir comme moyen dépresseur.
    Cet état de fait agit négativement sur trois plans :
  • 1. L’omniprésence du groupe comme acteur principal sur le plan social
    2. La barre élevée de niveaux de rémunérations et d’avantages, laquelle barre fait office de référence locale en matière salariale.
    3. La fuite de la grande part des achats de la région au profit d’intervenants étrangers ou nationaux. Le volume annuel des achats du groupe dépasse les 70 millions de dinars et seulement 10-15% sont accordés à des prestataires privés de la région.

  • Ressources en eau : Ce facteur est crucial à prendre en compte. Il convient donc d’œuvrer pour une gestion rigoureuse des ressources hydrauliques dans une optique d’anticipation de la pénurie. Il y a lieu de penser, en parallèle, à des solutions radicales qui résoudront cette pénurie à court, moyen et long terme :
    • Utilisation de la nappe à salinité élevée, inadéquate pour les spéculations agricoles, pour les laveries de phosphates et stopper toute exploitation de la nappe actuelle.
    • Traitement des eaux usées pour des fins agricoles.
    • Projeter d’installer des stations de dessalement de l’eau de la mer dans le Sud du pays avec des interconnexions entre elles.
  • Le chômage touche principalement la tranche 20-35 ans qui constitue 74.6% du contingent des chômeurs de la région. Ce taux est de 72% pour les masculins et 77.5% pour les féminins. Cette tranche d’âge est très fragile vis-à-vis du chômage car c’est la période de la construction et le retard d’entrée en activité diffère d’autant l’horizon de stabilité et favorise la tension sociale.
    Les chômeurs ayant un niveau d’instruction « Secondaire » ou « Primaire » représentent 60% de l’ensemble des actifs non occupés. Ce taux est de 73% pour les masculins et 46% pour les féminins. Le développement de l’industrie manufacturière résorbera une bonne partie de ces chômeurs.
    Le chômage des diplômés est élevé constituant plus du tiers de la population des chômeurs (35.94%). Ils sont soit ceux qui ont été formés au niveau du pôle universitaire local soit ceux qui ont été formés ailleurs mais ne disposent pas des moyens financiers pour subvenir à leurs besoins le temps de trouver du travail ailleurs.

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