Faiblesses GAFSA 2018-04-21T12:23:46+00:00

ESPACE RÉGIONS


GAFSA


  • Climat Entrepreneurial général décourageant : L’altération du climat de confiance du fait de l’absence/déficit de gouvernance et du risque sécuritaire. En effet, selon les rencontres effectuées, plusieurs investisseurs étrangers, essentiellement dans le domaine des énergies renouvelables, n’ont pas pu concrétiser leurs projets faute du climat défavorable. Quelques chefs d’entreprises vont même à décrire l’environnement des affaires de « médiocre ».
  • Infrastructures inadaptées : Plusieurs opérateurs considèrent que la région ne dispose pas du minimum d’infrastructures (autoroutes, aéroport, zone logistique, réseau de gaz…) et d’un minimum de qualité de vie (espaces commerciaux, culturels, …).
  • Culture de travail affectée : Depuis 2011, des pertes notables dans la culture de travail a été constatée. En effet, les chefs d’entreprises se plaignent de la baisse de la productivité, de l’absentéisme qui est devenu critique et de la discipline professionnelle qui est affectée.
  • Manque des compétences : Les coûts de recrutement et de formation des ressources humaines de qualité sont pénalisants. L’absence de cadres et de main d’œuvre hautement qualifiée aurait freiné plusieurs investisseurs à prendre le risque de s’implanter dans la région.
  • Education universitaire : L’appréciation du niveau de la formation et la capacité opérationnelle des diplômés de l’enseignement supérieur par les opérateurs économiques de la région est faible : les nouveaux diplômés manquent d’appropriation des connaissances et souffrent de la capacité à les mettre en application. Le secteur économique semble juger les nouveaux diplômés assez loin d’être opérationnels.
  • Profil Entrepreneurial : Les nouveaux promoteurs qui s’installent pour leurs propres comptes sont en partie des ex-chômeurs qui n’avaient pas trouvé d’emploi. Lancer un projet, est leur ultime solution. Les apports propres de ces nouveaux investisseurs sont faibles et les banques commerciales sont réticentes pour les financer. Ils ont une attitude managériale précaire, sans expérience et maquent d’engagement : ils se bloquent devant le moindre problème (technique, financier, managérial).
    Du côté du secteur agricole privé, les exploitants agricoles doivent être accompagnés pour changer leurs comportements et leurs procédés en adoptant des techniques qui favorisent la préservation des richesses et des ressources et essentiellement l’eau d’irrigation.
  • Le morcellement des parcelles est une problématique qu’il s’impose de prendre à bras le corps et la résoudre dans le but d’aboutir à des superficies de parcelles économiquement rentables qui peuvent supporter des projets d’exploitation et drainer l’investissement.
  • Tissu industriel précaire et dépendant : Le développement d’une activité manufacturière dans la région du type textile ou faisceaux de câbles s’est réalisé artificiellement sous la pression sociale (Beneton et Yazaki). Cependant, la nature même de ces industries reste tributaire de la volonté des donneurs d’ordre étrangers d’y demeurer, laquelle volonté est à son tour tributaire de la limitation des niveaux de salaires et la continuation des incitations fiscales consenties par la réglementation. Même si ce type d’industrie peut créer de l’emploi en masse sous réserve d’un marché quantitativement porteur et à longue visibilité temporelle, la continuation des incitations reste tributaire de la capacité du budget de l’Etat à en supporter le financement. Dans l’optique d’une gestion décentralisée du développement régional, qui est réclamée et souhaitée, il faudra favoriser des activités économiques qui soient en mesure d’intégrer la fiscalité sans affecter leur compétitivité.
    Ainsi, le secteur industriel constitue une problématique pour le développement de la région à cause de la faiblesse de sa structure. Il ne peut globalement constituer une base sur laquelle il est possible de bâtir. Il faudra développer un nouveau tissu dans l’optique suivante :
  • 1. Se baser sur le potentiel de valorisation et de transformation qu’offrent l’agriculture et les substances utiles.
    2. Veiller à faire du groupe chimique un foyer autour duquel gravitent des unités industrielles qui prennent essence dans ses propres besoins pour développer un savoir-faire technique qu’ils peuvent ensuite faire valoir sur un espace de marché plus vaste.
    3. Mobiliser le pôle universitaire de la région pour alimenter ce tissu en compétences de niveau appréciable afin de répondre dans une première étape à ses besoins pour évoluer dans une seconde étape vers la création d’une valeur ajoutée plus prononcée en contenu technologique.

  • Structures de Soutien non convergentes dans leurs efforts : Les structures de soutien de la région ne contribuent pas efficacement au développement du secteur privé. En effet, elles ne disposent pas des informations et des statistiques viables sur la région.
    Le quasi-monopole des SICAR dans la région, le FRDCM, ne couvre pas toutes les délégations du gouvernorat (uniquement les 4 délégations du bassin minier et Gafsa Sud). Les autres SICAR (SUDCO, SODIS et SPP) sont loin géographiquement et réticentes à intervenir vu le reliquat des volumes d’affaires qui ne justifie pas économiquement leur implantation dans la région.
    En termes d’accompagnement, les efforts des différentes structures de soutien sont marqués par la dispersion et parfois la répétition (des thèmes de formation génériques et identiques par exemple). De plus, une fois le projet est financé, l’investisseur privé ne pourra point compter sur un accompagnement qualitatif de choix sauf en cas de cessation de l’activité
    Par ailleurs, certaines structures de soutien souffrent de manque de ressources et de moyens. En effet, elles sont dépourvues de subventions et ne disposent que des contributions de leurs adhérents (qui ne cotisent plus vu le contexte économique actuel) et d’une affectation d’une prime modeste qui n’a pas évolué depuis plus de 25 ans (cas de la CCISO).
  • Inadéquation de la Formation professionnelle : Les centres de formation professionnelle publiques sont réduits en nombre et se plaignent du manque des moyens humains et financiers mis à leur disposition. Les programmes de formation offerts ne répondent pas aux besoins actuels exprimés par le secteur privé en termes de spécialités et/ou au niveau des compétences recherchées.
    De son côté, le Centre de Formation Professionnelle Agricole à Gafsa souffre des mêmes problèmes de manque de moyens. Ce centre offre des spécialités limitées pour une population d’agriculteurs indépendants, d’investisseurs et des chômeurs. Ces derniers viennent juste pour s’occuper et parfois ne prennent pas la peine de venir chercher leur diplôme. Ainsi, l’absence de critères de choix rationnels (aptitudes physiques, techniques, motivation, …) n’optimise pas les efforts et les ressources de ce centre pour une meilleure efficacité.
  • Exportation insuffisamment encadrée : Aujourd’hui, c’est la CCISO qui encadre les opérations d’exportation du secteur privé à Gafsa. Vu l’absence d’une représentation régionale du CEPEX.
  • Cadre réglementaire limité et flou : Des cahiers des charges sont inexistants pour quelques secteurs d’activités tel que « l’Energie renouvelable ». Par ailleurs, le nouveau code d’investissement est flou et manque de visibilité et de pragmatisme.

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